HYPNOSE
Qu’est-ce que l’hypnose ?
Le plus souvent définie comme un état de conscience modifié, notre hypnothérapeute privilégie l’expression de F. Roustang : un état de perception élargie, un état de perceptude, une veille paradoxale versus une veille restreinte.
Un état naturel et ordinaire
Des termes qui peuvent sembler techniques et pompeux pour décrire finalement un état tout à fait ordinaire et banal parfaitement naturel que vous expérimentez chaque jour.
Absorbé par un film passionnant, et emporté dans l’histoire, vous perdez la notion du temps et vous oubliez tout ce qui vous entoure. De même quand, au volant de votre véhicule, soudainement, vous vous étonnez d’avoir parcouru autant de kilomètres sans avoir vu le temps s’écouler. Parfois c’est cette drôle de sensation d’être là sans être là ou d’être comme « hors de soi », dissocié.
Vous en conviendrez puisque vous en faites l’expérience, l’hypnose n’est ainsi ni sommeil, ni méditation, ni relaxation.
Et pour balayer fantasmes et préjugés :
– Elle n’est pas une baguette magique capable de résoudre tous vos problèmes.
– Elle ne prend pas le contrôle de votre corps ou de vos pensées.
Oubliez donc l’hypnose de spectacle … qui n’est … que du spectacle.
Dans le cadre de l’hypnose thérapeutique, vous restez parfaitement conscient et maître de tous vos sens, avant, pendant et après la séance.
Le fruit d’une alliance thérapeutique
En cabinet, c’est le fruit d’une co-construction, d’une rencontre, d’une relation de confiance, d’une alliance, d’une mise à disposition réciproque, d’une profonde expérience relationnelle partagée entre le thérapeute et le patient. Ce dernier a formulé une demande et accepte les suggestions (propositions) formulées par le thérapeute. Ces dernières sont proposées uniquement dans l’intérêt du patient, qui parfaitement libre de les accepter ou non.
L’intelligence du corps en action
L’état de transe hypnotique est induit par la focalisation de l’attention sur une sensation, une image ou un lieu précis. Le rythme cardiaque et respiratoire se modifie, un sentiment de sérénité et de détente s’installe.
En sollicitant la corporalité, la sensorialité et l’imaginaire, l’hypnose permet de moduler le fonctionnement cérébral.
Ainsi lors d’une séance, en communiquant via un langage, verbal et non verbal, rassurant et apaisant, de sécurité et de confiance, vous êtes invités à utiliser vos capacités d’imagination et à vivre le changement par le corps, dans l’ici et le maintenant.
Et plus l’imaginaire s’active, plus la pensée critique s’affaiblit et plus l’imaginaire devient réalité pour votre cerveau, qui se met alors à moduler son fonctionnement en produisant des effets physiques, physiologiques et psychiques.
Par exemple, pour apaiser la sensation de chaleur après avoir reçu un coup, vous pouvez apprendre à créer mentalement un gant frais à appliquer sur la partie chaude de votre corps et à ressentir véritablement la fraicheur de ce gant bienfaisant.
Quand utiliser l’hypnose ?
En permettant la modulation des perceptions mentales de notre cerveau – images, sons, odeurs, goûts et sensations – et grâce à la neuroplasticité, l’expérience hypnotique peut transformer des habitudes néfastes et apporter une aide rapide dans la gestion des symptômes.
Ainsi, l’hypnose est bénéfique pour :
– moduler les perceptions de la douleur
– modifier des comportements
– apaiser des émotions ou des compulsions
– calmer le stress
– favoriser la concentration
L’accompagnement proposé : sortir des crispations, retrouver souplesse et mouvement
Sont accompagnées les personnes qui :
– se sentent enfermés dans des automatismes ou sujets à des compulsions qu’ils ne parviennent plus à freiner par la simple volonté
– vivent une tension intérieure constante et qui ont besoin de retrouver de la sécurité et du calme
– cherchent à apaiser une relation complexe avec leurs corps ou leur image
– sont en pleine traversée du désert et ont besoin de retrouver un élan vital
Sortir des crispations, retrouver de la souplesse et du mouvement pour se laisser à nouveau glisser dans le flow de la vie, en supportant ses doutes, en acceptant et en intégrant son impermanence, son imperfection et son incertitude.
Autonomie et autohypnose
Elle est utile pour prolonger au quotidien les effets de l’hypnose et changer alors la tonalité de votre existence. L’autohypnose est à votre portée et relève de votre initiative. Nécessaire pour devenir autonome et se passer de ma présence, elle réactive les apprentissages et devient un réflexe naturel pour retrouver l’état de l’expérience hypnotique passée.
Informations pratiques
Combien de séances ?
Parfois en 1 séance, les difficultés rencontrées peuvent disparaître. En réalité, le nombre de séances varie en fonction de votre demande, de sa complexité et de votre implication.
De plus, il arrive que derrière certains troubles se cachent des questions d’ordre existentiel ou des traumas qu’il est alors nécessaire de traiter pour que la thérapie ait un sens. Le MOHI® pourra vous être proposé dans ces contextes spécifiques.
Les séances sont espacées en général entre 2 à 3 semaines
Avant tout, l’objectif n’est pas de créer une dépendance mais de vous donner les clefs pour que vous n’ayez plus besoin de ma présence.
Dès que vous ressentez une amélioration durable et que vous avez intégré une nouvelle manière d’être au monde qui vous convient, alors la thérapie touche à sa fin.
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MOHI® “Mouvements Oculaires en Hypnose Intégrative”
Le MOHI® “Mouvements Oculaires en Hypnose Intégrative” est une technique qui permet de soulager en douceur, la souffrance liée aux expériences de vie pénibles, stressantes ou traumatisantes, en évitant au maximum le risque d’abréaction – décharge émotionnelle violente.
Elle permet de se détacher d’un passé devenu trop encombrant et se révèle idéale en complément d’une approche thérapeutique par l’hypnose.
Cette méthode a la capacité de pouvoir parfois accélérer la thérapie, passer des caps et amener des résultats probants.
Le MOHI® s’inspire de l’EMDR. L’EMDR pour “Eyes Movement Desensitization and Reprocessing”, “Désensibilisation et retraitement par le mouvement des yeux” résulte d’une découverte fortuite en 1987 de la psychologue américaine Francine Shapiro quand celle-ci constate que de rapides mouvements oculaires la soulagent de pensées désagréables. Des mouvements oculaires, à l’image de ceux que l’on observe pendant le sommeil paradoxal.
Ses recherches lui montrent que des séries de stimulations bilatérales oculaires (puis tactiles ou sonores) permettent de traiter, d’intégrer, de digérer le matériel traumatique qui, resté coincé dans la mémoire, entraine un impact négatif dans le quotidien (TOC, cauchemars, angoisse, irritabilité, images ou pensées envahissantes…).
Son efficacité est scientifiquement prouvée depuis 1989. L’OMS, en 2013, la préconise pour le traitement des troubles psychotraumatiques chez l’enfant et l’adulte.
