J’ai 8 ans.
Une odeur forte mais douce de lessive, celle du baril dans lequel j’ai transporté quelques livres jusqu’ici au cœur de la forêt.
Aucune responsabilité, si ce n’est celle de l’innocence de l’enfance.
17h. L’heure pour nous de retourner à la ferme pour rentrer les vaches aux côtés de nos pères. Viendra ensuite le moment de faire boire les veaux après avoir prélevé le lait directement du pis de la vache. Puis attraper la fourche, donner le foin avant de foncer dans le fenil. Faire les fous dans le foin, en avoir dans les cheveux, la peau qui gratte, puis s’élancer de 3 mètres de haut dans l’immense tas, finir au milieu de l’étable en riant.
Je ne serai plus jamais cette enfant insouciante au bord de l’eau, celle qui brasse des confitures, se croit toute-puissante parce qu’elle conduit un troupeau ou un tracteur, touchant à peine les pédales du bout des pieds et le volant du bout des doigts.
Certaines choses ne se retrouveront jamais. Et trop vivre dans ses souvenirs n’est pas la meilleure option.
Il faut savoir tourner des pages, être avec son temps, au présent, et planter les graines de demain.
Il n’est plus le temps des regrets, ce qui était lourd à été lâché (si ce n’est pas le cas pensez urgemment à vous alléger pour ne pas repartir dans un cycle avec ce qui vous pèse).
Le meilleur à chacun de vous, et que la fertilité vous accompagne !
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Dans cette newsletter, nous irons à l’essentiel : 1 atelier, 1 séjour, 1 nouveau thérapeute.
Chaque graine porte un monde à venir, à vous de dessiner le vôtre.
